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De l’ordinateur au Cloud Public

Un peu d’histoire

Après l’évolution des ordinateurs centraux (Mainframe) vers la Mini-Informatique et le monde UNIX dans les années 1970, les DSI ont migré leurs solutions vers des systèmes moins puissants mais beaucoup moins onéreux à acquérir et à maintenir et surtout, indépendants du constructeur : la Micro-Informatique.

Plusieurs fabricants de microprocesseur ont emboité le pas d’Intel (Cyrix et AMD principalement), permettant aux clients de choisir parmi une offre importante de matériels parfaitement compatibles.

Depuis le début des années 2000, cette migration s’est très fortement accélérée avec l’arrivée d’une technologie issue du monde des Mainframes : la virtualisation.

Cela permet de mutualiser les ressources matérielles et de faire fonctionner plusieurs ordinateurs virtuels sur un même matériel physique.

Cela permet également d’augmenter la résilience aux pannes en créant des systèmes de Haute Disponibilité.

Un logiciel nommé “Hyperviseur” est chargé de fournir aux ordinateurs virtuels les ressources demandées.

On citera les plus répandus : VMWare ESX, Microsoft Hyper-V, Citrix XenServer, ou encore KVM.

Les DSI pouvant fournir toujours plus de serveurs, toujours moins chers, le nombre de serveurs a explosé et les entreprises se sont mises à dépendre de plus en plus du bon fonctionnement de la salle informatique.

Entre Services Généraux et DSI, la maintenance en condition opérationnelle d’une salle devenue souvent la pièce la plus critique de l’entreprise a amené de nombreuses sociétés à externaliser ces risques dans un DataCenter privé.

Les avantages de cette pratique sont multiples :

L’avènement du Cloud privé

Les hébergeurs se sont mis à proposer 2 types d’offres :

Afin de gérer toujours plus de ressources, et de faciliter la mise à disposition de ces ordinateurs virtuels sans nécessiter l’intervention d’informaticiens, des solutions logicielles ont été développées.

Elles permettent d’industrialiser la production de machines virtuelles et de leurs trois briques indispensables :

Elles permettent également de les faire évoluer très simplement. On parle d’augmenter ou de réduire la puissance de calcul en fonction des besoins. On parle également d’étendre (d’agrandir) le stockage (qu’on diminue rarement).

Ces solutions logicielles permettent aux hébergeurs de proposer du “Cloud Computing”, qu’on pourrait traduire par “Informatique à la demande”.

Sont alors apparus deux modes de Cloud Computing :

La plupart des Grandes Entreprises ont donc progressivement entamé leur migration vers le Cloud Privé.

La démocratisation grâce au Cloud Public

Les principaux fournisseurs de Cloud Public sont aujourd’hui Microsoft Azure, Amazon AWS et Google Cloud Platform.

Ils ont construit de nombreux et très sécurisés DataCenter pour servir leurs clients :

Puis ils ont décidé de proposer à leurs clients d’héberger leurs serveurs de production dans ces DataCenter extrêmement sécurisés (tant au niveau physique, qu’électrique, thermique et au niveau des réseaux).

Le fait de mutualiser les ressources matérielles ne permet évidemment pas aux utilisateurs de consulter les données d’un autre utilisateur car la couche de virtualisation étanchéifie totalement les différents environnements.

On y trouve trois types de solutions :

Les solutions de Cloud Public permettent donc aujourd’hui à des TPE et PME d’héberger leur Système d’Informations avec un niveau de sécurité inégalé.

Et la suite ?

Il me paraît évident que le Cloud Computing n’est pas un effet de mode comme on a pu le lire il y a une dizaine d’année. Son usage s’est démocratisé, les contraintes techniques ont été levées et je suis certain qu’une majorité des entreprises vont migrer leurs Système d’Information dans cet environnement à court terme.

A plus long terme, je pense que la part des services IaaS va fortement diminuer. Le IaaS ne sera utilisé que par certains éditeurs de logiciels (Base de données, serveur Web, Middleware, …).

Le mode PaaS aura la préférence des éditeurs de logiciels métiers, leur permettant de construire leurs offre SaaS.

Enfin, la grande majorité des entreprises s’abonneront aux solutions métiers à travers l’offre SaaS des éditeurs sans se soucier des contraintes techniques, ce qui reste le but ultime du modèle Cloud finalement.

Nicolas KAISER
Directeur innovation dynaMIPS

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